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Archive for September 2013

“Le Monde comme il me parle” d’Olivier de Kersauson

“Le confort est à la limite de la vulgarité”…

Le navigateur Olivier de Kersauson publie son nouveau livre “Le Monde comme il me parle”, le précédent s’étant vendu à 300 000 exemplaires.

Il y parle de sa retraite sportive…
“Je ne sais pas si c’est “digérable” comme décision, mais le temps de la course est fini. J’ai aimé cette vie à la folie et j’ai l’immense satisfaction d’avoir beaucoup reçu dans ce métier.
Quand j’ai commencé, il y avait un mort par course. Aujourd’hui, le Vendée Globe se boucle sans anicroche. Tout a progressé : l’homme, la technique, la sécurité… Avant monter l’Everest pour la 1ère fois, faisait la Une des magazines. On y envoie désormais des hélicos pour le nettoyer.
Pour moi, “l’aventure” doit comporter une part de risque physique.”

Sa jeunesse s’est passée dans les “traces de la guerre” – Ce qui se passe en Syrie, m’inspire du chagrin…
“J’ai vécu avec l’impression d’un progrès collectif continuel car je n’ai jamais été obligé à faire la guerre. Malheureusement, ce progrès est loin d’être universel. Je suis peiné, au sens enfantin du terme, car tout cela me paraît parfaitement inutile.

Sa relation à la télé, au monde…
“Comme je suis insomniaque lorsque je reviens de Polynésie, je zappe des nuits entières. Cela m’apprend tout ce que je ne peux pas percevoir du monde. L’information est devenue une machine qui doit produire des nouveautés de façon systématique, mais il y a quelque chose de vain là-dedans.
Ca parle beaucoup, ça réfléchit peu.
Dans ce monde où tous les objets donnent l’heure, il nous manque la plus importante : celle de notre mort.”