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Archive for June 2012

Alfred Rupert SHELDRAK

Alfred Rupert Sheldrake  (né le 28 Juin 1942) est un scientifique anglais et auteur.

Il est connu pour avoir proposé un apport non-génétique de la morphogenèse et pour ses recherches en parapsychologie. Ses livres et ses articles sont le résultat de sa théorie de la résonance morphique, et couvrent des sujets tels que le développement des animaux et des plantes et le comportement, la mémoire, la télépathie, perception et cognition en général.

Ses publications incluent Une nouvelle science de la vie (1981), Sept expériences qui peuvent changer le monde (1995), Les chiens qui savent quand leurs propriétaires sont Coming Home (1999), Le sens d’être observé (2003), et en finir avec la science : Libérer l’esprit d’enquête (2012).

BIOGRAPHIE

Sheldrake, né et élevé à Newark-on-Trent dans le Nottinghamshire :

  • reçoit son éducation secondaire au Workshop College,
  • puis étudie la biochimie au Clare College à Cambridge et obtient son diplôme avec d’excellents résultats.
  • Il fait partie du programme Frank Knox à Harvard où il étudie la philosophie et l’histoire.
  • Il retourne ensuite à Cambridge où il obtient un doctorat en biochimie et fait partie du Clare College.
  • Il devient chercheur à la Royal Society de Londres, puis part à Hyderabad en Inde où il exerce en tant que Physiologiste Principal pour les Végétaux à l’Institut International de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics).
  • Il vit dans l’ashram de Bede Griffiths (en), à Shantivanam, pendant un an et demi.

En tant que biochimiste, Sheldrake fait des recherches sur le rôle de l’auxine, une hormone végétale, dans la différentiation du système vasculaire végétal.

Au terme de ses recherches, il conclut : « Le système est circulaire, il n’explique pas comment la différentiation est établie initialement. Après 9 ans de recherches intensives, il m’est clairement apparu que la biochimie n’aiderait pas à savoir pourquoi les choses ont la forme qu’elles ont ».

Plus récemment, s’appuyant sur les travaux du philosophe français Henri Bergson, Sheldrake a formulé l’hypothèse selon laquelle la mémoire serait inhérente à toutes structures ou systèmes organiques. Bergson avait déjà contesté le fait que la mémoire personnelle et les habitudes se trouvaient dans le cerveau, mais Sheldrake va plus loin et avance que les formes corporelles et les instincts, bien qu’exprimés à travers les gènes, n’y trouvent pas leurs origines.

Il propose au contraire l’hypothèse selon laquelle les organismes se développent sous l’influence d’organismes similaires ultérieurs grâce à un mécanisme qu’il nomme la « résonance morphique ».

En avril 2008, lors d’une conférence à l’hôtel La Fonda à Santa Fe au Nouveau-Mexique à l’occasion de la 10e Internationale annuelle sur les Sciences et la Conscience, Sheldrake est poignardé à la jambe. Il s’est rétabli depuis. L’agresseur, Kazuki Hirano, d’origine japonaise aurait poignardé Sheldrake croyant que ce dernier utilisait la télépathie pour contrôler son esprit. Il l’aurait suivi d’Angleterre jusqu’au Nouveau-Mexique pour lui demander de bloquer la télépathie mentale quand il l’a poignardé. Sheldrake craint que, quand il sera relâché et extradé au Japon, il ne continue à le traquer. La majorité de la communauté scientifiquepense que Hirano est psychotique ou schizophrène.

Sheldrake grandit dans un contexte méthodiste, mais après avoir été athée pendant un temps, il est attiré à nouveau par le christianisme durant son séjour en Inde ; il s’est ensuite tourné vers l’anglicanisme.

Travaux

Une Nouvelle Science de la Vie

Dans son premier ouvrage, Une Nouvelle Science de la Vie : l’Hypothèse de la Résonance Morphique, Sheldrake propose l’idée suivante :

  • les phénomènes, en particulier biologiques, sont d’autant plus probables qu’ils se produisent souvent et de ce fait la croissance et le comportement biologiques s’inscrivent dans des schémas établis par d’autres évènements similaires précédents, une forme de Lamarckisme.
  • Il suggère que ceci est à la base de nombreux aspects scientifiques, de l’évolution aux lois de la nature, et que ces dernières seraient ainsi des habitudes mutables qui ont évolué depuis le Big Bang.

À sa sortie, cet ouvrage fait l’objet de débats dans des publications scientifiques et religieuses variées et reçoit des critiques mitigées. Puis en 1981, le journal Nature publie un éditorial intitulé : « Un livre à brûler ? » écrit par son principal éditeur John Maddox. Il y écrit : « L’étude de Sheldrake est un exercice pseudo scientifique. Beaucoup de lecteurs penseront qu’il a réussi à trouver une place pour la magie dans les débats scientifiques, et c’est sûrement l’un des objectifs de l’écriture d’un tel ouvrage. »

Les critiques de Maddox provoquent ce qu’Anthony Freeman qualifie de « tempête de controverses ». Dans une parution ultérieure, Nature publie plusieurs lettres en désaccord avec la position de Maddox concernant Sheldrake. Le journal New Scientist remet alors en cause l’abandon par Nature de la méthode habituellement utilisée dans le monde scientifique du « procès par éditorial ».

Selon Freeman, « la fureur provoquée par l’attaque de Nature [et l’obstination de Maddox] ont mis fin à la carrière académique de Sheldrake et ont fait de lui la persona non grata de la communauté scientifique ». En 1994, dans un documentaire de la BBC sur la théorie de Sheldrake, Maddox développe son point de vue : « La théorie de Sheldrake n’est pas scientifique. Sheldrake met en avant la magie plutôt que la science, ce qui est condamnable avec les mots utilisés par le Pape lui-même pour condamner Galilée et pour les mêmes raisons : c’est une hérésie ».

La Mémoire de l’Univers

La Mémoire de l’Univers : Résonance Morphique et les habitudes de la nature (1988) met en avant la résonance morphique, un aspect de l’hypothèse de la « formation causative » introduite par Sheldrake dans Une Nouvelle Science de la Vie, et y apporte des preuves.

Sheldrake y écrit : « Puisque ces organismes précédents sont plus similaires entre eux qu’identiques, lorsqu’un organisme ultérieur est sous leur influence collective, ses caractéristiques morphogénétiques ne sont pas précisément définies ; elles se composent plutôt d’une combinaison de formes similaires ayant déjà existé. Ce processus est semblable à la photographie composite, dans laquelle une photo « standard » est créée grâce à la superposition de plusieurs images analogues. Les caractéristiques morphogénétiques sont des structures de « probabilité » dans lesquelles l’influence des types passés les plus répandus se combinent pour augmenter la probabilité que ces types réapparaissent ».

Pour appuyer son hypothèse, Sheldrake cite la reproduction de l’expérience sur des rats dans un labyrinthe aquatique de William McDougall et la reproduction par Mae-Wan Ho de l’expérience de Conrad Hal Waddington sur des drosophiles, ainsi que plusieurs expériences psychologiques impliquant l’apprentissage humain (aucune de ces dernières n’a été répliquée). Sheldrake soutient qu’un certain nombre d’anomalies biologiques sont résolues grâce à la résonance morphique, notamment la mémoire personnelle (qui sans quoi requiert l’existence d’un mécanisme de stockage d’information élaboré dans le cerveau), l’atavisme et l’évolution parallèle. Il soutient que l’existence de caractéristiques organisatrices, avec ou sans mémoire inhérente, expliquerait des phénomènes allant du comportement social coordonné entre insectes, aux vols d’oiseaux et aux bancs de poissons en passant par la régénération de membres coupés chez les salamandres ou la sensation de membre fantôme chez les amputés. Dans ce dernier cas, les caractéristiques organisatrices du membre resteraient présentes même après la disparition du membre lui-même.

Sept expériences qui pourraient changer le monde

En 1994 Sheldrake dresse une liste de Sept Expériences qui pourraient changer le monde, qui comporte entre autres, la base de son étude Ces chiens qui attendent leur maître (1999). Dans Sept expériences…, il encourage des gens inexpérimentés dans son domaine à contribuer à la recherche scientifique et soutient que des expériences scientifiques similaires aux siennes peuvent être menées avec de très petits budgets.

La sensation d’être observé par quelqu’un

En 2003 Sheldrake publie La sensation d’être observé par quelqu’un sur l’effet psychique du regard, comprenant une expérience au cours de laquelle des sujets aux yeux bandés doivent deviner si on les regarde eux ou d’autres cibles. Il rapporte qu’en une dizaine de milliers d’essais, les résultats sont systématiquement supérieurs à 60 % quand le sujet est effectivement regardé mais n’atteignent que les 50 % (hasard) lorsque le sujet n’est pas regardé. Ces résultats suggèrent une faible capacité à ressentir le regard de quelqu’un, mais aucune capacité à ressentir le fait de ne pas être observé. Il affirme aussi que ces expériences ont été largement répétées, dans des écoles du Connecticut et de Toronto et dans un musée des sciences à Amsterdam avec des résultats comparables.

Ces résultats sont néanmoins critiqués par l’AFIS3.

Derniers travaux

En 2003, Sheldrake publie une étude sur la télépathie humaine, dont une expérience où les sujets doivent deviner qui, parmi quatre personnes est sur le point de leur téléphoner ou de leur envoyer un courriel. Sheldrake rapporte que le sujet devine la personne correcte dans environ 40 % des cas, contre un résultat attendu de 25 %.

Les travaux de Sheldrake font l’objet d’une séance plénière intitulée « les Anomalies de la Conscience » à la conférence Vers une science de conscience de 2008. Sheldrake y présente ses travaux sur la télépathie animale et humaine, suivis par trois critiques de ses travaux sur la sensation d’être regardé. Il répond aux questions posées par les autres intervenants lors des débats qui suivent.

Controverses sur les résultats expérimentaux

Tests sur la formation causative

En 1990 Sheldrake et le neurobiologiste Steven Rose mènent ensemble une expérience afin de tester l’hypothèse de la résonance morphique. L’expérience consiste à entraîner des poussins d’un jour à réagir négativement à une petite lumière jaune quand elle est suivie, à un intervalle de 30 minutes, par une injection causant une maladie temporaire. Au fur et à mesure, les poussins commencent à rechigner à répondre au stimulus à nouveau. Sheldrake prédit que les lots successifs de poussins d’un jour deviendront progressivement plus réticents à répondre au stimulus pour la première fois, car la résonance morphique leur permettra de « se souvenir » de l’expérience des générations précédentes de poussins. Rose prévoit en revanche que ce ne sera pas le cas.

Rose écrit que plusieurs scientifiques et lui-même ont conclu à l’absence de preuves appuyant l’hypothèse de la résonance morphique après avoir revu les résultats. De son côté, Sheldrake affirme que le nombre de poussins qui prennent plus de 10 secondes à réagir au stimulus augmente progressivement dans les lots successifs de poussins testés, ce qui soutient sa théorie.

Dans un autre article, Rose répond qu’il y a plusieurs détails portant à confusion dans l’expérience, ce qui fausse les résultats. L’amélioration de la technique de l’expérimentateur avec la pratique en est un exemple. Rose affirme qu’il n’y a pas eu de tendance à l’augmentation du temps de réaction mais plutôt une légère diminution, ce qui infirme l’hypothèse de Sheldrake. Dans une analyse indépendante des données, le biologiste Patrick Bateson s’accorde avec Rose sur le fait que les résultats démentent l’hypothèse de la résonance morphique.

Sheldrake répond que l’analyse de Rose omet une partie considérable des données, faussant ainsi les résultats. Il soutient que la même analyse faite avec toutes les données montre que la tendance est en fait considérablement différente et que la théorie de la résonance morphique est vérifiée et non pas démentie. Rose et d’autres chercheurs en la matière rejettent toutefois cette interprétation des données.

Tests sur la sensation d’être observé par quelqu’un

Dans le Skeptical Inquirer en 2000, David Marks et John Colwell critiquent les procédures expérimentales développées par Sheldrake pour les tests destinés à démontrer sa théorie de la sensation d’être regardé. Au-delà du fait que Sheldrake encourage la participation de personnes sans expérience pour sa recherche, Marks et Colwell suggèrent que les séquences utilisées dans les tests suivent les mêmes schémas que ceux que les gens qui jouent et parient aiment suivre. Ces schémas d’estimations comportent relativement peu de modèles constants et beaucoup d’alternations[pas clair]. L’absence de caractère aléatoire est une des sept failles de la recherche parapsychologique identifiées par Marks4.

Dans Scientific American (2005), Michael Shermer écrit qu’il y a un nombre d’objections à faire aux expériences de Sheldrake sur l’impression d’être regardé par quelqu’un. Il y répète les critiques faites par Mark et Colwell sur l’absence de caractère aléatoire et la participation de gens non expérimentés en la matière, ajoutant le biais de confirmation d’hypothèse et le biais expérimentateur à la liste de problèmes potentiels ; il conclut que la thèse de Sheldrake est infalsifiable.

Sheldrake répond à ces critiques en indiquant que ces expériences ont été largement répliquées. Les résultats d’une méta analyse indépendante, qui avait exclu toutes les données issues de tests non supervisés, se sont révélés particulièrement significatifs. Et les suggestions d’absence de randomisation de Mark-Colwell ont été réfutées par des milliers d’essais avec différentes méthodes de randomisation, comme le choix à pile ou face, menant à des résultats positifs et statistiquement considérables quelle que soit la méthode de randomisation.

Accueil de ses travaux

Malgré l’accueil positif du grand public et de certains physiciens tels que David Bohm, les idées de Sheldrake ont souvent suscité des réactions hostiles au sein de la communauté scientifique. Le neurophysiologiste et chercheur sur la conscience Christof Koch a déclaré que le débat sur les idées de Sheldrake était une perte de temps, étant donné le manque de preuves concrètes et le manque de connaissances de Sheldrake concernant la neurobiologie moderne. Henry Bauer a comparé les idées de Sheldrake aux revendications largement discréditées de Wilhelm Reich sur l’orgone. Dans son Skeptic’s Dictionary, Robert Todd Carroll écrit dans un article très critique sur la théorie de la résonance morphique que « bien qu’il inspire le respect en tant que scientifique de par son éducation et ses diplômes, il a clairement abandonné les sciences conventionnelles pour se tourner vers la pensée magique ».

Germano Resconi et Masoud Nikravesh sont partisans des idées de Sheldrake et fondent leur concept d’informatique morphique directement sur ses hypothèses de champs morphiques et morphogénétiques, tout en reconnaissant que « les champs morphiques et leur sous-division, les champs morphogénétiques ont été source de débats pendant plusieurs années dans le monde scientifique et l’hypothèse n’est pas acceptée par certains scientifiques qui la considèrent comme de la pseudoscience ».

Des spécialistes en physique quantique ont soutenu l’hypothèse de Sheldrake. David Bohm suggéra que l’hypothèse de Sheldrake était en accord avec sa propre théorie de l’ordre implicite et explicite. Hans-Peter Dürr a appelé à reconsidérer l’hypothèse de Sheldrake, la qualifiant d’une des premières à harmoniser les progrès en physique du XXe siècle, qui mettent en valeur la nature indivisible des choses, avec la biologie, qui reste d’après lui en grande partie enracinée dans les concepts newtoniens de particule et de séparation du XIXe siècle.

D’autres, comme le biologiste Michael Klymkowsky, ne partagent pas cet avis et soutiennent que « nous vivons dans un monde macroscopique ; les effets quantiques sont essentiellement inappropriés ». Des spécialistes de la biologie quantique ont cependant révélé que le comportement de certaines particules ne pouvait être décrit en termes de mécanique classique, mais bien en termes d’intrication, d’effet tunnel et de calcul quantique, dans la photosynthèse, l’olfaction et le transport des électrons. (Voir Physique quantique – Le quantique et le vivant.)

Œuvres

  • L’Âme de la nature (2011)
  • Ces chiens qui attendent leur maître et autres pouvoirs inexpliqués des animaux (411)
  • La Mémoire de l’Univers, traduction Paul Couturiau (2002)
  • Une nouvelle science de la vie, Éditions du Rocher(2003)
  • Sept Expériences qui peuvent changer le monde (2005)
  • Les pouvoirs inexpliqués des animaux (2005)

L’Equation de DRAKE

L’équation de Drake est une célèbre proposition mathématique concernant les sciences telles que l’exobiologie, la futurobiologie, l’astrosociologie, ainsi que le projet SETI (Recherche pour l’Intelligence extraterrestre).

Cette équation a été suggérée par Frank Drake en 1961 afin de tenter d’estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec qui nous pourrions entrer en contact. Le principal objet de cette équation pour les scientifiques est de déterminer ses facteurs, afin de connaître le nombre probable de ces civilisations.

Cette équation est souvent mise en balance avec le paradoxe de Fermi qui, avec des méthodes différentes, formule une conclusion diamétralement opposée à celle de Drake.

L’EQUATION DE DRAKE

L’équation proprement dite est un produit de sept facteurs1 :

N = R^{*} ~ \times ~ f_{p} ~ \times ~ n_{e} ~ \times ~ f_{l} ~ \times ~ f_{i} ~ \times ~ f_{c} ~ \times ~ L

où :

  • N est le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles nous pourrions entrer en contact ;

et :

  • R* est le nombre d’étoiles en formation par an dans notre galaxie ;
  • fp est la fraction de ces étoiles possédant des planètes ;
  • ne est le nombre moyen de planètes potentiellement propices à la vie par étoile ;
  • fl est la fraction de ces planètes sur lesquelles la vie apparaît effectivement ;
  • fi est la fraction de ces planètes sur lesquelles apparaît une vie intelligente ;
  • fc est la fraction de ces planètes capables et désireuses de communiquer ;
  • L est la durée de vie moyenne d’une civilisation, en années.